Chronologie du Cambodge de 1960 à 1990

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Le livre d'or

 

Édition du mercredi 17 octobre 2001
Publié dans le Monde Interactif / article / 0,6511,3356--233841-0,FF.html
PETITES HISTOIRES NUMÉRIQUES

De Phnom Penh à Montréal

Le 17 avril 1975, les Khmers rouges entrent à Phnom-Penh, Sam-An MUM, âgé alors de 19 ans, doit tout quitter: la maison de son enfance, ses études de lettres classiques au lycée Voltaire de Phnom-Penh, ses amis.

Avec sa famille, il est intégré de force dans une coopérative agricole. Trois mois de travail harassant l'entendent, avant de pouvoir gagner, épuisé et malade, le Vietnam: "Comme ma mère est originaire de ce pays, nous avons été autorisés à rejoindre un rapatriement des Vietnamiens, ce qui nous avait sauvé la vie".

Depuis 1988, Sam-An MUM vit à Montréal, mais la plaie reste à vif, marqué aussi par la douleur du déracinement. De son Cambodge natal, il ne possède qu'un album de souvenirs , un cahier sur lequel ses amis du lycée avaient inscrit chacun quelques lignes.

En avril 2001, il crée son propre site http://www.geocities.com/canadocambodge/voltaire.html (nouveau site: http://khmercanada.site.voila.fr/) Une entreprise autant cathartique que testimoniale: Je voulais présenter mon pays à ma façon, avec des documents de mon choix. Mais surtout rappeler au monde les atrocités du régime khmer rouge. Il relate en ligne l'histoire du Cambodge depuis 1960, propose des photos, des documents relatifs aux exactions commises par les Khmers rouges.

Surtout il se lance en quête de ses amis perdus: "À la suite de la dévastation due au génocide, où des millions de Cambodgiens ont trouvé la mort, j'avais le besoin de savoir qui parmi mes amis avait eu la chance de survivre." Il met en ligne leurs photos, conservées dans son album de souvenirs. En quelques mois, il retrouve ainsi la trace de trois de ses amis lycéens: deux de France, un aux États-Unis, et par leur biais reçoit des nouvelles de cinq ou six autres étudiants. Mais les disparus restent nombreux: "Internet n'est pas encore accessible au grand public au Cambodge, ce qui limite mon objectif de retrouver ceux qui sont restés au pays et sont encore vivants."

Des retrouvailles générales "pour de vrai" sont prévues à Paris pour Noël: "Je suis sûr que ce sera très émouvant. Que certains de mes amis ne se souviennent même pas qui je suis. Ils identifient leur photo que j'ai publié sur mon site, mais il ne se souviennent pas de moi. Vingt-cinq ans, c'est toute une vie !"

Marie Beloeil

Visualiser les photos:

Nos retrouvailles 2002 - 2006 en vidéos
Mes autres youtube.com, cliquez ici !

Vidéos de nos retrouvailles de 2002 à Paris
Plusieurs années après le génocide khmers rouges au Cambodge, j'ai pu retrouvé mes camarades du lycée en lançant mon website personnel dans lequel j'ai publié des avis de recherche de mes amis.

Vidéos de nos retrouvailles de 2005 à Vancouver et New York
J'ai aussi trouvé d'autres amis qui se sont installés en Amérique du Nord, dont aux États-Unis et au Canada.

Vidéos de nos retrouvailles de 2007 à Phnom Penh
Pour la première fois après 32 ans depuis le génocide khmer rouge, nous nous retrouvons à Phnom Penh en 2007. Les uns venus de l'Europe, de l'Inde, du Canada et des États-Unis. Les autres sont encore au pays. Mais plusieurs sont disparus.

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Les plaies du Cambodge / L'Express du 06/11/1997 Massacrés pour être nés trop près du Vietnam par Jean-Louis Margolin / Après avoir éliminé les dirigeants de la zone est, voisine du Vietnam, désormais hostile, le Centre polpotiste condamna à mort ces «Vietnamiens dans des corps khmers» qu'auraient été les habitants de l'Est.

Entretien de France 24 avec Denise Affonço / mercredi 28 novembre 2007 / Denise Affonço est une Française qui a vécu le génocide cambodgien par amour et solidarité pour et avec son mari. Elle y a survécu et raconte cette sombre période dans "La Digue des Veuves".

Le cauchemar khmer rouge, un récit qui ressemblerait à mille et un autre récits déjà racontés mille et une fois par les médias ou par bon nombre de rescapés...

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